Biographie
Chris Baltus naît le 8 novembre 1989, la veille de la chute du mur de Berlin, dans un monde en bascule où les frontières s’effondrent et de nouvelles perspectives s’ouvrent. Ce signe des temps, il le portera comme une empreinte : son parcours artistique se construit toujours entre frontières et passages, entre héritages et mutations.
À dix ans, il découvre le théâtre à l’abbaye de Villers-la-Ville lors d’une représentation de Roméo et Juliette en plein air. Ce choc fondateur scelle son désir de devenir comédien. Formé très jeune à l’École Serge Martin de Genève (diplômé à 19 ans), puis à l’INSAS de Bruxelles, il développe un double ancrage artistique, entre rigueur helvétique et foisonnement belge. Ces années l’amènent à travailler avec des metteurs en scène tels que Benjamin Knobil, Hélène Theunissen, Rémy Belprez, Cédric Dorier, Dylan Ferreux ou encore Lucille O’Neil. En parallèle, il cofonde le Collectif Puck, aujourd’hui une compagnie très active à Genève, où il continue de jouer et d’expérimenter. Sur scène, il a incarné des rôles majeurs tels que Hamlet ou Tartuffe, et à l’écran il a tenu un rôle récurrent dans la série internationale Find me in Paris. Ayant grandi aux États-Unis, il est parfaitement bilingue, ce qui lui permet de collaborer aussi bien avec des productions européennes qu’internationales (Disney Channel, BBC). Sa voix est devenue un instrument à part entière. On peut l’entendre dans de nombreux doublages de fiction, documentaires et audiobooks, notamment La folle histoire des idées folles de Boris Cyrulnik (Audible), dans les séries suisses Neumatt et Ma petite ambassade, ou encore en doublant Trevor Noah et Nemo (Eurovision).
En 2024, il obtient le CAS en dramaturgie et performance du texte à l’Université de Lausanne, approfondissant sa réflexion sur l’écriture scénique et la mise en scène contemporaine.
Passionné de sport, d’abord attiré par les sensations fortes (surf, snowboard), il se tourne aujourd’hui vers l’endurance (triathlon, renforcement musculaire), qu’il considère comme un miroir du théâtre : discipline, exigence, dépassement de soi. Ultima Spectra est l’aboutissement naturel de ce cheminement : un espace où convergent son héritage multiple, ses voyages et sa curiosité insatiable, pour inventer un théâtre sensible, exigeant et profondément humain.
